Dans un continent confronté à des défis sociaux, climatiques et économiques majeurs, les entreprises sociales ne sont plus de simples alternatives. Elles sont devenues des actrices centrales d’un modèle économique plus durable, plus juste, plus résilient. Mais quel avenir leur réserve réellement l’Europe à l’horizon 2030 ? Quelles dynamiques sont à l’œuvre ? Quels freins subsistent ? Et comment les surmonter pour maximiser leur impact ?
Bienvenue dans le futur (très proche) de l’économie sociale et solidaire.
Les entreprises sociales placent la mission d’utilité sociale ou environnementale au cœur de leur modèle économique. Leur but ? Créer de la valeur autrement. En Europe, elles prennent des formes variées (associations, coopératives, fondations, sociétés commerciales à mission) mais partagent un tronc commun : primauté de l’impact, gouvernance démocratique, lucrativité limitée.
Elles représenteraient aujourd’hui près de 6,3 % de l’emploi total en Europe, selon un rapport de la Commission européenne, soit plus de 13,6 millions de personnes engagées dans des structures qui veulent changer le monde.
Des ressourceries aux épiceries solidaires, des plateformes coopératives aux financeurs éthiques, les entreprises sociales incarnent la capacité de notre économie à répondre aux grands enjeux de notre époque : inclusion, sobriété, autonomie, résilience.
Elles sont d’ailleurs en première ligne sur des sujets cruciaux comme :
Bonne nouvelle : l’Union européenne ne se contente plus d’applaudir l’ESS, elle l’intègre dans sa stratégie. Avec le Social Economy Action Plan (2021), la Commission a fixé une feuille de route ambitieuse pour accélérer son développement : reconnaissance du statut, simplification des règles, accès facilité aux marchés publics, soutien à l’innovation sociale…
C’est une première étape majeure pour passer du discours à l’action.
Au-delà des déclarations, plusieurs programmes européens offrent des moyens concrets :
Problème : ces dispositifs restent encore trop méconnus ou complexes à activer pour bon nombre d’acteurs de terrain.
Malgré les avancées, plusieurs défis freinent le décollage :
Mais l’avenir est loin d’être figé. Partout en Europe, des dynamiques hybrides émergent : entreprises sociales à but lucratif limité, joint-ventures entre associations et entreprises classiques, mutualisation de services, réseaux européens de l’ESS.
Ces collaborations innovantes permettent :
À horizon 2030, les entreprises sociales pourraient :
L’avenir des entreprises sociales en Europe se joue maintenant. L’engagement politique est là, les financements existent, les innovations foisonnent. Mais pour franchir un cap, l’ESS doit aussi apprendre à se rendre désirable, lisible, influente.
C’est une question de visibilité. C’est une question d’impact.
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